Biographie de Daniel Guichard Né à Paris le 21 novembre 1948, Daniel Guichard débute sa carrière de chanteur en se produisant dans des cabarets parisiens des quartiers de Saint Germain et de Montmartre. C'est en 1966 qu'il signe un contrat avec le label Barclay, sort son premier tube "Tendresse" et fait son premier Olympia en 1972, en première partie de Mireille Mathieu.

S'ensuit une longue série de titres à succès jusqu'au milieu des années 80 : "Faut pas pleurer comme ça", "Chanson pour Anna", "Je t'aime tu vois", "Je viens pas te parler d'amour" (1980), "Le Gitan" (1984) ou encore "Coeur en voyage" en 1986.

Son titre phare reste sans conteste "Mon vieux" paru en 1974, morceau écrit avec Jean Ferrat et Michèle Senlis et que Daniel Guichard dédie à son père, Henry, décédé lorsqu'il avait 15 ans.

En 1985, il organise une grande tournée pour la recherche contre le cancer avec d'autres vedettes de la chanson, la même année où l'humoriste Coluche lance l'opération des "Restos du cœur". Au début des années 90, Daniel Guichard part s'installer dans le Sud de la France avec sa "tribu", à savoir son épouse et leurs sept enfants. Il sort en 1993 un album intitulé D'amour et d'émotion. Une compilation des meilleures chansons de l'artiste voit le jour en 2002.

Avec 25 albums au compteur, Daniel Guichard continue aujourd'hui de se produire dans toute la France dans divers galas. A noter que le chanteur est également le fondateur de Radio Bocal dans les années 80, qui n'est autre que l'ancêtre de la station Nostalgie.


Dans son vieux pardessus râpé Il s'en allait l'hiver, l'été Dans le petit matin frileux Mon vieux.

Y avait qu'un dimanche par semaine Les autres jours, c'était la graine Qu'il allait gagner comme on peut Mon vieux.

L'été, on allait voir la mer Tu vois c'était pas la misère C'était pas non plus l'paradis Hé oui tant pis.

Dans son vieux pardessus râpé Il a pris pendant des années L'même autobus de banlieue Mon vieux.

L'soir en rentrant du boulot Il s'asseyait sans dire un mot Il était du genre silencieux Mon vieux.

Les dimanches étaient monotones On n'recevait jamais personne Ça n'le rendait pas malheureux Je crois, mon vieux.

Dans son vieux pardessus râpé Les jours de paye quand il rentrait On l'entendait gueuler un peu Mon vieux.

Nous, on connaissait la chanson Tout y passait, bourgeois, patrons, La gauche, la droite, même le bon Dieu Avec mon vieux.